Dernière mise à jour le 7 février 2021 par LMD
Les deux objets de la biennale du design qui nous ont interpellés sont une carte édité à l’envers et une horloge qui possède son cadran inversé ainsi que le mouvement des sens des aiguilles.
Ce sont tout les deux des objets du quotidien avec lesquels nous interagissons et nous nous sommes habitué à cette vision normalisé des aiguilles d’une horloge qui tourne dans le même sens (d’ailleurs pour définir un sens lors d’un jeu on dit souvent dans le sens ou le sens inverse des aiguille d’une montre), et d’une carte du monde à « l’endroit ».
Le fait d’inverser ces deux codes qui pour nous occidentaux nous paraissent universel va perturber le sens du spectateur et lui faire perdre ses repères et considérer ce nouveau sens comme différent ou bien faux. Simplement le fait des changer ces codes ne les rends pas faux pour autant (ni plus véridique), Il s’agit juste d’une autre vision d’un objet du quotidien, il faut réapprendre à redécouvrir cet objet et à le déchiffrer comme on a pu faire quand on était jeune en apprenant soit à lire l’heure soit la géographie.

Cet critique de code, de norme a été (pour l’horloge) a été mené par le ministre des affaire étrangères Bolivien en déclarant que ce qui parait naturel vient d’une décision arbitraire devenue une norme établie, une convention. Pour lui l’Occident à imposé le sens de lecture de l’heure, alors qu’en Bolivie ils lisaient l’heure dans le sens «inverse». Il souhaite se détaché de l’emprise qu’ont les codes occidentaux à se propager en dépis des habitudes vernaculaire de certains pays.

Pour la mappemonde, il s’agit pour l’artiste Stuart McArthur de montrer qu’il existe plusieurs visions du monde selon le point de vue duquel on se place. Par exemple une mappemonde de provenance européenne mettra au centre l’Europe, contrairement à une carte américaine, les USA seront au centre du planisphère (il en est de même pour les autres grandes puissances). Les grandes puissances veulent se mettent au centre du monde pour une question d’égo et de visibilité aussi. L’artiste a voulu mettre l’Australie au centre (son pays d’origine) et retourner la carte pour dans un certain sens retourner les puissances mondial.
En conclusion on peut dire que ces deux productions ont pour but de bousculer nos propres pratiques en se détachant de nos propres modèles ; ils rejettent la norme et l’universalité en condamnant nos automatisme et nos habitudes et en remettant en cause notre perception, notre regard ainsi que notre vision du monde. Ces deux créations questionnent l’occidentalisation du monde en intégrant le principe de pouvoir et ses limites, et des conventions des mesures qui sont établies dans le monde.
Sophie Lejot et Lucille Dobler