Dernière mise à jour le 7 février 2021 par LMD
«Vers la mort du papier?» «L’écran menace l’imprimé» «Le papier contre l’électronique». Aujourd’hui, on constate que ce genre de gros titres, à force d’être répétés, non seulement entretiennent une controverse entre graphisme imprimé et numérique, mais deviennent aussi aux yeux de beaucoup, une vérité.
À ce titre, il convient de rappeler qu’au cours de l’histoire du graphisme, les innovations quelles qu’elles fussent, ont toutes été source d’enrichissement. Depuis des dizaines d’années, les apports du numériques au champs du design graphique ont été très fructueux. Il permet même au graphisme imprimé de se réinventer. Il semble donc périlleux d’envisager ces innovations technologiques comme une menace. Il ne s’agit là que d’une culture naissante aux potentialités infinies que l’on aurait tord d’ignorer. Mais cela n’empéchera en rien l’imprimé de continuer à vivre, au même titre que la télévision n’a pas achevé la radio.
En réalité, une lutte frontale dans laquelle un support devrait être vainqueur ou dans laquelle le designer devrait choisir son camp, n’a pas lieu d’être puisque le designer graphique d’aujourd’hui travaille et vit avec son époque, autant qu’il est solidement attaché à des productions plus antérieures.
Et puisque le design graphique ne devrait plus être maladroitement divisé par champ d’application, pourquoi les formations d’écoles d’art, vivier traditionnel de l’enseignement du graphisme, font encore cette drôle de distinction?
Par Lucille Bouche