Dernière mise à jour le 7 février 2021 par LMD
Ce questionnement découle d’une part de la Biennale du design 2015 qui se tient actuellement à St-Étienne, et d’une installation de Karl Nawrot, qui y expose actuellement une œuvre graphique dans laquelle la pratique du dessin est centrale. Ses dessins regroupe des formes produites à partir de gabarits, maquettes et formes industrielles. Il représente une reconstitution de certaines étapes d’un processus de création, ici industriel.

Cela m’a donc amené à penser à comment on expose un projet de design dans une exposition qui est consacrée elle, au Design en général et sa pratique, par rapport au processus de création.
Qu’attendons à voir lorsque nous nous déplaçons pour ce genre d’expositions ?
On constate que la plupart des éléments exposés concerne un « final ». Peut-on alors considérer que tout ce qui a fais ce projet se réduit à un cartel et l’objet fini en lui même ? On estimerais alors que ce que l’on voit pendant l’exposition est le côté explicite de l’objet / projet. Que deviennent le processus de recherches et de création d’un projet ? Font-ils partie de ce que le designer veux montrer à un public ?
On peux se demander alors pourquoi on montre peu ce « cahier des charges » qui va constituer le projet dans son intégrité. Je viens alors à me demander si c’est l’expertise de l’auteur qui rend le projet plus fort, ou au contraire, si le projet est naïf, il a peu de valeur ? Est-ce que les exposer de la même « manière », remet en sorte un pied d’égalité entre les projets, ce qui permet de les montrer avec unité, et ainsi exposer le design tel qu’il est en 2015 ?
Dans la Biennale, Hypervital présente des projets à partir de leurs questionnement de départs. D’autres parts, certains projets de design nous donnes à voir des projets existants, expérimentaux ou étudiants. Les confronter dans la même biennale est une représentation du design actuel, avec des créations qui n’existent que dans leur étapes de recherches.
Je me questionne donc sur l’intérêt d’un graphiste à montrer, par exemple, sa boîte à outil de travail : ses logiciels, ses outils manuels, ses typographies, ses registres de formes ; et qui montrerais ainsi tout le cheminement d’un projet graphique. Est ce que cela nous amènerais à appréhender et apprécier le projet différemment ?
Fanny Claudon